Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /Juil /2010 08:05
Après être arrivé la veille de l'im de Zurich avec ma famille nous sommes allé chercher mon dossard à 4km de là en marchant avec tte la famille ... Nous avons ensuite regagne notre 4 etoiles apres avoir fait 1 tour sur les stands et chateaux gonflable pr les plus petits après 1 bonne assiette de pâtes direction le dodo ou je dois le dire j'ai relativement bien dormi Jour J Réveil à 4h55 suivi de 2 thés et un peu de gatosport au citron (beurk préfère celui au chocolat) ensuite direction départ en faiant 1 bisou à tte la famille ils viendront m voir après avoir déjeuner sur le site je retrouve mon vélo, mes affaires et me prepare en mettant ma combi pour le lac je retrouve mon pote S.Butty et décidons de partir tt à gauche vers la plage des femmes en y allant nous croisons Phil et Gilbert qui lui a l'air assez tendu tt à coup tt le monde se jette à l'eau et j^'enclenche l chrono fausse alerte le départ sera donné ds l'eau 1'40''plus tard j'appréhende un peu ce depart à cause des coups que l'0n pourrait prendre mais tt e passe relativement bien pr moi je n'ai reçu qu'un coup apres la 1 bouée je suis la masse car je n'ai rien repère du tout je sais qu'on sort de l'eau a mi-parcours et la je regarde mon chrono 41'30'' aie je sens que je ne vais pas nager plus vite qu'à Roth Cela se confirme à la sortie 1h27'40s 5m de plus qu'a Roth promis jure la prochaine fois que je fais 1 classic si je suis en dessus de 30m j'arrete la natation c sport de ... bref j'arrive à la transition ou j'enfile 1 maillot etzinger avec zip +chaussettes et casques et chaussures avec les manches ds la poche pr les mettre 1 *que je serai sec les 30 pr kils se passent assez facilement tout en remarquant que je n'arrive pas à faire monter mes puls même quand j'accélère vraiment et cela n'est pas très bon signe... j'arrive à prendre les ravitos assez facilement ainsi que ttes les gourdes que l'on me tend la suite du parcours est assez vallonnée avec qques bonnes petites montées et des descentes ma foi pas aussi dangereuses que signalées j'arrive au km 70 dir retour sur zurich et là ça va assez bien j'essaie d'enclancher 1 vitesse supérieure pour voir au plus vite ma famille mais la stupeur de l'autre côté de la route 1 troupeau de cyclistes d'au moins 40 unites... je reconnais 1 orange-power ds ce groupe 2 min plus tard 1 autre groupe avec 1 autre orange power en bleu là j me dis que c'est trop injuste je devrais mieux nager pr etre avec eux mais tt en continuant a souffrir pr rejoindre Wolishofen les arbitres arrivent à moto pr sûrement remettre ds lôrdre ds tt ça j'arrive vers le départ et de l'autre côte je croise 2 orange-power en train de discuter entre eux bon j vais prendre l'écart me dis-je mais ce que je ne savais pa c'est quîl fallait encore tourner au break hill qques kils plus loin aie l'ecart est de 22 m là j'en prend 1 ptit coup au moral et c'est reparti pr le 2 tour ou là j'ai nettement plus de peine qu'au 1 tour l'allure n'est plus la même et depuis le 120km je trouve ça long très long apres 160 km je m'arrete pr 1 arrêt pipi et là oh surprise 1 moto s'arrete et la femme me tend 1 carton jaune (moi qui pensait que c'etait pour m'admirer oh) je l'injure ds ma tête mais cela à le don de me rebooster pr les 20 derniers kils ou j'entend enfin 1 cri allez David mes enfants et ma famille m'ont reconnu ouf j'ai juste le temps de faire 1 signe de la main et d'aller tourner au fond pr la 2 au break hill j'arrive en 5h55 moi qui visais 5h40 bof arrive au change ou la j'enfile d'autres chaussettes et enlève mon tricot de vélo et c'est parti pr 4 tours apres 3 km je croise PA qui m'encourage et me dit que Marie n'est pas loin en effet je la rattrape après 7 km echange 2-3mots avec elle et continue ma route je finis la 1 boucle en 1h mais la arrive le 11 et j'ai mal à la hanche et aux cervicales aie suis oblige de marcher 1 ptit bout non non surtout pas et là S.Butty me passe et m'encourage et hop je repars jusqu'au 17 kil et là rebelote je remarche aie tellement j'ai mal à la hanche et aux cervicales je pense même à abandonner !!! je me dis qu'on arrête pas un im surtout lorsque on entend la clameur de la foule qui applaudit chaque finisher qui arrive à la fin de son calvaire lorsqu'on passe la ligne des tours allez je continue et ne m'arrête plus marché exclu ce qui compte sur le marathon c'est de tjrs courir quelque soit l'allure mais surtout ne pas marcher... au semi je rattrappe enfin PA qui lui marche et me dit qu'il n'arrive plus rien à avaler moi au marathon chaque fois que j'ai pu j'ai pris du bouillon cela refait le sel que l'om perd et ça fait du bien je mélange aisément coca ,eau, powerade,gel,red bull heureusement mon estomac supporte tout cela arrive enfin mon 4 bracelet et là il ne reste plus que qques km avant la fin je regarde ma montre et voit qu'il y a 1 mince espoir de descendre sous les 12h j'accelere mais malheureusement cela ne reussira pas j'arrive sous la ligne en 12h02 18 suis quand meme content d'en finir car j'en ai nettement plus bavé qu à Roth un grand bravo à notre fusée Gilbert Cavedon qui s'est qualifié pr Hawai en 9h26 chapeau bas Mr Cavedon et good luke pr Hawai ainsi qu'a tous les finisher orange-power aucun n'ayant arrete quant à moi qui visait 11h 30 ne suis même pas dé4u car le but etant quand même de finir (les 3kg de plus qu'a Roth y sont surement pr bcp) le soir même après avoir bu 1 bière mangé des pâtes et 1 bircher je suis resorti voir ma famille et là j'ai ete assez mal j'avais froid et j claquais des dents j'ai surement un peu trop puise ds mes reserves et je n'ai pas vu arriver PA,Marie et Céline je m'en excuse ps le plus dur fut le lendemain l'interminable visite du zoo de zurich que j'avais promis à mes enfants ou là j'etais 1 vrai zombie la prochaine fois je leur promets 1 ciné cela sera moins fatigant.... mais y aura-t-il 1 prochaine fois hein Sandra ? Merci à tte ma famille ainsi qu'aux orange-power Magic
Par orange-power
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Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 11:42

Pour mon 6ème IM Switzerland de suite (et dernier !), je m'étais fixé une limte de temps de 10h30, ce qui en principe devait me permettre, au vu des excellentes conditions météorologiques, de passer une belle et agréable journée pour mon dernier IM à Zurich ... mais le scénario n'est jamais celui auquel on a pensé !

SWIM

Très détendu dans la zone de transition, je flâne et discute avec mes voisins et le temps .... s'écoule vite. Je fonce vers le départ, bouscule quelques spectateurs. Il n'est plus possible de rejoindre Philip tout à gauche de la meute, je pars donc à droite : très mauvais choix. Ce sera 3,8 km de bastons, coups de pieds au visage, coups de coude et mon plus mauvais chrono en 1:14:43. Transition rapide comme toujours (nb : je gère les transitions IM comme sur un classique) et je pars à fond à vélo.

BIKE

Super bonnes sensations, ça avance tout seul et les 30 premiers km de plat se feront à plus de 41km/h de moyenne. Les bosses se passent sur la plaque et je gère bien mon alimentation (1 gel toute les 30' et une bouche de boisson isotonique toute les 6'). 1er tour en 2:26:22 à 36.89 km/h, super ! Je continue sur ma lancée et j'arrive à Natacha Badman Station avec plus de 6 minutes d'avance sur mon chrono vélo de 2009 qui était de 5:02:16. 3 km environ après se ravito (nb : il reste encore 60 km) je m'aperçois que j'ai reçu un bidon presque vide. Plus de liquide donc et le gel sans liquide c'est très épais. Je suis conscient que je vais vite perdre beaucoup d'énergie, donc l'objectif est de limiter la casse. Je perds mes 6 minutes en 30 km et au ravito de la Forch je suis sur le même chronro qu'en 2009, puis sur le plat du retour encore 3 minutes qui s'envolent. Mon dernier passage à Hartbreak Hill me voit partir en sanglot : ma fille Olivia et son fiancé Adrian sont là pour m'encourager ! C'était pas prévu au scénario et je n'ai qu'une envie : m'arrêter pour les embrasser et les serrer fort contre moi. Je pleure à chaudes larmes et essaie de ma resaisir ... Dans l'aventure, j'ai failli manquer le ravito de Harbreak Hill : celui-ci c'était ma bouée de survie. Retour au parc en 5:05.20 à 35.37 km/h (nb : 2ème boucle en 2:38:58 seulement). Transition rapide et à fond sur la càp.

RUN

Complètement déshydrater, je sais qu'il va me falloir 1 à 2 heures pour retrouver de l'énergie. Surtout ne pas trop boire d'un seul coup, car ce serait fatal ! Je fais tout les ravitos sur les tours 1 et 2, et à un rythme de sénateur (1er tour : 5.23 au km, 2ème tour : 5.35 km). A la fin du 2ème tour, je sens que mon corps est réhydrater, je peux débuter ma course ! 3ème tour à 5.02 au km et 4ème à 5.10 au km, enfin je cours à peu près correctement. Le dernier km, j'avais prévu de me régaler et ce fût le cas. Tape dans les mains des enfants, je donne ma casquette à un gosse, je fais l'avion, des tourniquets, je sautille jusque sur la finish line en n'oubliant pas d'embrasser mon épouse Esmeralda, ma fille Olivia et son fiancé Adrian : un pur moment d'émotions (je pleure comme une fillette) et de bonheur qui aura mûrit pendant les 10 heures 6 minutes et 10 secondes de ma course (nb : 17ème en M45 = mon meilleur classement !!).

MERCIS

Mercis à tout le team "ORANGE-POWER" : vous êtes des filles et garçons super. Mercis à tous les supporters qui m'ont encouragé avant-pendant-après la course, mes amis, ma famille.

BRAVO GILBERT CAVEDON

Je ne voudrais pas terminer mon récit  sans relever la performance exceptionnelle et extraordinaire réalisée par notre ami Gilbert. Il y a tout mis : le panache, la manière, ses tripes, sa modestie, son coeur ! Sa préparation minutieuse a été exemplaire et la gestion de sa course est un "MODELE A SUIVRE". Chapeau bas Monsieur Cavedon ! Je connais beaucoup de gens qui avec moi sont tout simplement heureux pour Gilbert et fier ! Aloa ...

 

A bientôt les amis.

Anton

Par orange-power
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Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 08:30

Quelques commentaires en vrac à J+3:

 

- Le niveau général des athlètes a encore augmenté, quand j'ai participé à mon premier Ironman en 2005 à Zürich, je me souviens que Alain Bénet s'était qualifié en M40, à la position (9ème) avec un temps de 10h09. En M40, toujours, la course s'était gagnée en 9h40. Dimanche, le meilleur de la catégorie fait 9h02 et le deuxième est à 8 secondes. Le 12ème (qualification assurée) finit en 9h28. Un temps de 10h09 nous ramène à la ... 72 ème place dans la catégorie. Je veux bien admettre que les conditions étaient parfaites, et qu'on peut soustraire 10 minutes entre l'édition de 2005 avec un parcours un peu plus difficile et une forte chaleur; mais même avec ces déductions on est à des années lumières des temps d'il y a 5 ans. Mon objectif était de finir en 9h35 et de me qualifier au roll-down; heureusement que je ne l'ai pas tenu. Ce temps m'aurait propulsé à la 19ème place. Il n'y a eu que deux désistements lors de la remise des slots et le dernier qualifié en M40 termine en 9h31.

 

- J'ai 44 ans et je finis 10ème en 9h26, si j'en avais 45 je serais premier de la catégorie M45. A partir de 40 ans l'âge devient primordial, c'est toujours le petits jeunes qui sont devant. Ceci dit, le 5ème pro finit en 8h38 et a ... 44 ans.

 

- Le parcours est top et me convient à merveille: j'aime le départ dans l'eau, les deux boucles à vélo pas monotones malgré 35 kilomètres de plat, et la course à pied avec plein de passages devant les supporters. J'aime moins la première bouée en natation placée trop près du départ, le passage autour de l'île et la sortie à l'australienne où ça bouscule vraiment trop à mon goût.

 

- La zone de change est indigne d'un Ironman. On est serré comme des sardines, pas de place pour les affaires, la traversée du parc n'est pas équitable, ceux placés près des allées ont moins de parcours à faire que d'autres (quand on voit que la victoire se joue à moins de 10 secondes dans plusieurs catégories...) il n'y a même pas de toilettes, la tente de change est placée sur un des côtés... Cette zone devrait faire au moins le double de taille, avec une entrée et sortie placée dans les coins opposés.

 

- L'organisation en général. Malgré quelques détails évoqués plus haut, j'ai trouvé que tout était tip-top. La sécurité sur le parcours cycliste, le nombre de volontaires (2600 quand même), les ravitaillements bien placés et tellement nombreux sur la course à pied. La gentillesse des gens.

 

- Les drafteurs à vélo. J'ai vraiment été choqué par le nombre de gars (et filles) qui ne respectent pas les distances ou qui font de l'obstruction. Certes ils ne sont pas roue dans roue, mais certainement pas à 10 mètres. L'arbitrage était inexistant au départ, puis les commissaires ont fait tant bien que mal leur boulot. Pas mal de dossards tracés à l'arrivée. De mon côté, j'ai la conscience tranquille, je me suis toujours placé en fin de peloton à 10 mètres du dernier, d'ailleurs je n'ai jamais été inquiété. Mon temps vélo reflète mon niveau.

 

- La position sur le vélo. J'avais fortement relevé ma potence après des douleurs aux cervicales suite à des longues sorties. J'avais quand même un peu mal au dos mais rien à voir avec les expériences précédentes; ça s'est tout de même avéré payant.

 

- Ma gestion de course. Avec des "mais" et des "si" on mettrait Paris en bouteille. Je pense que j'aurais pu glaner encore quelques minutes à pied si je n'étais pas parti si vite. Philip est persuadé qu'en roulant un peu moins vite j'aurais pu gagner encore plus. C'est vraiment difficile à évaluer, c'est une alchimie complexe. Si je regarde les temps marathon des autres concurrents, à part David, je n'ai vu personne garder le même rythme sur la course à pied.

 

- Les supporters. ça fait chaud au coeur. Même si je garde un visage fermé pendant la course, j'entends tout et je vois (presque) tout. Et franchement ça fait un bien fou.

 

- La récupération exceptionnelle après cette course. Alors oui, j'ai eu mal partout le lendemain, mais hier et surtout aujourd'hui ça va nettement mieux. Peu de cloques sur les pieds, j'avais mis du talc dans les chaussures et les chaussettes et j'ai fait attention de ne pas m'asperger les pieds. Je crois que c'est surtout du à une bien meilleure hydratation et alimentation sur le vélo et la course à pied que lors de mes éditions précédentes. En vélo c'était une gourde par heure, à pied, un verre à chaque ravitaillement. Entre douze et quinze gels sur toute la course.

 

- Les vaudois à Hawaii. Cette année grosse délégation des clubs de la région avec en plus de Mike Aigroz, qualifié en pro, Marc Rod, Philippe Reveillard (les deux de Triviera en M45) ainsi que Morgan Zbinden (qualifié à Nice) et moi-même en M40. A noter que Jane Moraz du Triviera finit première en F45 mais à délaissé sa qualification.

 

- L'ambiance exceptionnelle de notre groupe. Vraiment sympa de se préparer tous ensemble pour un objectif commun et de tous y arriver. Il y avait vraiment un fort esprit d'équipe dimanche dans l'aire d'arrivée.

 

 

Voilà, je vais prendre deux semaines de repos, puis il va falloir se remettre au boulot pour être prêt le 9 octobre à Kona.

Bonne récup à tous,

 

Gilbert

Par gilbert - Communauté : ironman
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 23:09

J+2

Pas foule ce soir à l'entrainement  !

Heureusement que Nicolas et Rémy étaient au rendez-vous du Croset à 18h30 pour un petit trot.

Finalement 1h15 tout peinard le long de la Venoge pour m'assurer que la récupération se passe à merveille !

C'est surtout la grosse cloque sur le pied gauche qui me fait le plus souffrir.

 

PA

Par orange-power
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 10:58

 

Et si on commençait par la fin?

 

Mes dernières lignes de mes récits sur ironman étaients : « plus jamais un ironman ! » (Zurich 2006), « comme dans un rêve, la barrière des 10h enfin cassée » (Roth 2008) et «plusieurs mois d’entraînement pour ne pas être bien le jour J! » (Klagenfurt 2009). Cette année ce sera donc « Quelle belle journée de sport ! »

 

L’objectif principal était que tous les orange-power soient des finishers ; objectif atteint !

 

Les objectifs… un de ceux-là était de se faire plaisir, pour ma part il est réussi. Même si la notion de plaisir peut être sujette à diverses interprétation, nous étions tous heureux comme des gosses en franchissant la ligne d’arrivée !

 

Au niveau chronométrique, chacun avait son tableau de marche. Le mien était assez conservateur sur le début de course, pour ne pas réitérer certaines galères du passé. Un objectif se doit d’être réaliste, ni trop ambitieux, ni trop facile. Visiblement, les miens (1h03/5h15/3h50=10h15) étaient réalistes car ne variant que peu par rapport à mes temps effectifs lors de l’ironman (1h05/5h13/3h52=10h14).

 

Flashback 48h plus tôt : pluie et froid sur Zurich le vendredi en allant chercher les dossards. Pas très engageant ! Briefing et reco du parcours vélo avec Anton, Gilbert et Marie enchaîné par la pasta-party à l’Albisguetli. Chauncey m’acceuille chez lui pour 3 jours comme en 2006 (encore merci !) et gros dodo !

Samedi matin, on encourage nos futurs supporters orange du lendemain qui s’alignent sur le classic et on effectue le bike check-in. Le temps est toujours maussade, mais ils annoncent beau pour dimanche !

 

Dimanche, 5h : Pas eu besoin du réveil pour me lever. Très bien dormi, pas trop stressé, mais concentré. Un gros « petit déj’ » à base de muesli et « en voiture Simone » ! Chauncey m’ammène au départ pour 6h et là, la zone de change est comme une fourmillière avec tout le monde qui s’affaire à régler les derniers détails. Au moment d’enfiler la combi, on remarque qu’on les a inversées lors du dernier entraînement : je me marre, mais Gilbert ne trouve pas ça drôle ! Allez, faut y aller ! Gilbert est stressé comme jamais, prêt à tourner comme un avion, et pourtant c’est moi qui a hérité du dossard 747 ! Pour ma part, je suis assez zen, partant dans l’optique de faire une belle journée de sport. La compétition est mise de côté, on y va pour se faire plaisir !

 

Mise à l’eau 2 min avant le départ pour rejoindre la ligne. « Pan » c’est parti ! Comment ça « c’est parti ! » ? Je n’ai même pas eu le temps de rejoindre la ligne de départ ! Je suis tout à gauche, juste à côté des femmes, loin de la trajectoire idéale, mais c’est le but ! Je me dégage pour n’avoir plus personne sur ma gauche. Natation tranquille, sans aucun coup, assez seul, pas de bulles, même malgré les 2500 partants ! Je nage comme aux l’entraînements « lac » à Bellerive lors des echauffements, en glisse. On tourne autour de l’île, sortie à l’autralienne, je fais des politesses pour être sur de ne pas ramasser des coups et c’est parti pour une deuxième boucle. Sorti de l’eau dans un temps très moyen, plusieurs minutes de plus que d’habitude, mais aucunement émoussé par cette partie natatoire. (1h05, 343ème).

 

Transition cool où je prend le temps d’enfiler un maillot cycliste et de mettre les chaussettes et les gants. Le seul truc embetant c’est qu’ils ont déplacé les grilles et les chemins d’accès pour se rendre à son emplacement ont changé !

 

Départ du vélo tranquille, en prenant bien le soin de s’alimentater et de s’hydrater. Les 35 premiers km de plat jusqu’à Rapperswil se feront sur pilote automatique à 40km/h, sans forcer, le but étant de faire tout le vélo légèrement « en dedans » pour s’éviter des mauvaises surprises ! Première bosse en souplesse, je laisse les avions me passer, ça m’étonnerai pas que je reprenne la moitié d’entre-eux à moitié morts après 150km ;-) Portion de parcours valonné, très joli la campagne zurichoise ! La montée de Meilen est le gros morceau de ce parcours, mais quand on mouline, elle passe assez bien ! Celle de Forch, bien que moins raide, mais plus exposée, est plus difficile à mon goût, mais je respecte mon plan de course, à savoir : chaque fois que je sens que c’est dur, je met une dent de plus pour être facile. Descente très rapide sur Kusnacht et re-plat jusqu’au HeartBreakHill où Gilbert me passe. A ce moment je me dis « Pas bon signe …pour lui ! Il est parti trop vite ». Première boucle en 2h28 (231ème temps) et ma position est au alentour de la 200ème place. Cool ! Avec qqs minutes de plus au 2ème tour, ca devrait faire autour des 5h, et cela, sans forcer ! Entre Zurich et Rapperswil un gros groupe se forme et je m’en extrait pour etre plus à l’aise. Par contre, ils fondent sur moi lors de mon traditionnel repas sandwich au jambon, que je n’arrive d’ailleurs pas à ingurjiter ! Les cartons pleuvent autour de moi, et ça fait plaisir de voir que les arbitres ont une très bonne compréhension de la course ! Vu que j’ai sous-estimé l’état du remplissage des bidons, j’attends « Natacha Badman Station » avec impatience car je suis à sec ! Dans la montée, Gilbert me re-passe, il envoie fort ! (trop, pense-je). Le reste du tour se déroule sans soucis jusqu’à la descente raide sur Küsnacht où après avec regardé le compteur (82km/h), mon boyau arrière explose et chasse dangereusement. J’arrive à freiner au max sur l’avant (pas envie de dejanter à l’arrière !) pour reduire la vitesse, je déclipe et freine un peu avec les chaussures, mais la courbe en bas me semble imprenable sans me vautrer donc je tire tout droit dans le champ, et après quelques grosses secousses je me retrouve les quatre fers en l’air mais sans une seule égratignure ! Là, 2-3 min se passent sans je ne fasse rien du tout, un peu en état de choc : ça doit bien être une des plus grosses frayeur sur un vélo ! Le temps de retourner vers la route, de trouver un endroit « sûr » où réparer, ainsi que de changer le boyau (la paraculaire n’a que très peu de prise, et c’est pas évident d’en remettre un rapidement !), c’est une bonne dizaine de minutes qui se sont envolées. (pour le détail de la crevaison, c’est en fait un gravillon qui a été projeté par un autre vélo, et qui a coupé net le prolongateur de valve flexible, la protection ayant dû se detacher avant). Fin du vélo sur des œufs donc car je n’ai que moyennnement confiance dans ma réparation ! Je passe Anton qui n’a pas l’air bien et pose le vélo en 5h03 au compteur qui n’a pas comptabilisé ma mésaventure (5h13, 356ème)

 

Départ pour les 4 boucles de càp après une transition sans histoire. Les jambes vont bien, je ne me sens pas trop fatigué par ma ballade à vélo. Le but est tout simplement de courir à la vitesse où les jambes veulent bien aller, sans forcer du tout, et attendre le 25ème km pour commencer à se battre un peu. Je stabilise autour des 4’40/km et passe les 10 premiers kils en 46 min et des poussières. Bizarre, je me sens bien ! Une extrapolation rapide me donne env. 3h20 au marathon, euuuuh , c’est pas une peu vite pour moi ? Le coup de bambou arrive vers le 14ème km déjà où d’un coup les quadriceps sont devenus tout durs ! Mal au jambes, marche au ravitos, baisse de motivation. On va faire avec mais ca va plus très vite, autour des 6 min/km. Et ce sera comme ça jusqu’au 34ème km ! Anton me repasse comme un bolide au 27ème, alors que j’avance à l’allure de celui qui a décidé de ne pas marcher, mais c’est tout comme ! Là, quand on reparle d’objectif, c’est très différent de chercher la qualif, ou de vouloir passer sous les 10h, que de se dire « je ne suis pas à qqs minutes près ». Il me manque un peu la motiv’ pour me faire « mal » pour avancer plus vite. Et là je dis un grand merci à vous tous qui nous ont encouragé, car c’est fou comme ces encouragements nous remotivent, nous permettent de penser à autre chose, de se fixer comme but de revoir untel qui est 1 km plus loin, etc ! Merci donc à Joel, Céline, Stéphanie, Adrien, Jo, Gianna, Jean-Claude, Daniel, Chauncey ainsi que tous ceux que j’oublie ! J’entame mon 4ème tour très difficilement et au hasard d’une discussion avec 2 triathlètes français, ils me disent que « même si on avance pas vite, on tiendra notre objectif ! ». « Quel objectif ? » me risque-je. « Ben 10h30 parbleu ! ». Aaaah 10h30… Mais je ne veux pas faire 10h30 moi !Bon, c’est décidé, il reste moins de 8km, c’est pas la mer à boire ! Allez, on accélère ! Tiens, c’est étrange, mes jambes ont l’air d’accord. Et c’est comme ça que j’ai terminé mes 8 derniers kils à 5’10 km/h. Comme quoi, c’est quand même tout dans la tête ! Marathon terminé heureux (3h52, 532ème), pour un temps final de 10h14 (354ème).

 

 

Après, avec des « si » on peut toujours refaire mille fois la course, mais au vu des conditions de course qui étaient idéales (beau, 20 degres), de ma préparation, et de ma forme du jour, je suis tout simplement content ! Content pour moi, content pour les copains, et spécialement content pour Gilbert qui mérite amplement sa qualification pour Hawaï avec un chrono d’extra-terrestre ! Le tout qui me fait dire que « si…. » mais non ! j’ai dis que j’étais content donc pas de « si » !

 

Quelle belle journée de sport !

 

Et pour une fois, le lendemain de course est ok. Mal aux jambes, c’est normal, mais rien à voir avec les autres fois ! J’ai même fais le guignol sur un chantier hier soir et je suis allé au travail à vélo ce matin ! Vivement Lanzarote en 2011 !

 

a+

 

Philip

 

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Hommes (1873 finishers)

 

80. Cavedon Gilbert 9:26.43 
            32.48  631.¦   35.12  407.¦ 1:08.01  486.
            2.06  302.
            2:27.00  152.¦ 2:33.32   87.¦ 5:00.32  101.
            1.41  186.
            44.15   96.¦   48.25   93.¦   50.24   81.¦   51.15   53.¦ 3:14.20   69.

 

298. Chatelan Anton  10:06.10
            35.22 1026.¦   39.20  936.¦ 1:14.43  976.
            1.36  103.
            2:26.22  125.¦ 2:38.57  262.¦ 5:05.19  190.
            1.33  124.
            54.25  978.¦   59.10  769.¦   54.02  197.¦   55.19  172.¦ 3:42.57  381.

 

354. Morel Philip  10:14.43
            31.08  417.¦   34.01  269.¦ 1:05.10  343.
            2.30  501.
            2:28.53  231.¦ 2:44.20  448.¦ 5:13.13  356.
            1.40  172.
            48.49  417.¦   58.06  680.¦ 1:04.29  764.¦ 1:00.43  397.¦ 3:52.08  532.
                       
1217. Lamard David  12:02.18  
            41.45 1738.¦   45.55 1613.¦ 1:27.41 1681.
            5.22 1534.
            2:50.15 1165.¦ 3:05.01 1173.¦ 5:55.16 1166.
            3.43 1053.
            59.14 1382.¦ 1:10.50 1481.¦ 1:10.08 1077.¦ 1:10.01  936.¦ 4:30.15 1187.

 

1426. Besse Pierre-André 12:37.52  
            30.05  306.¦   34.28  316.¦ 1:04.34  313.
            4.13 1221.
            2:50.25 1169.¦ 3:21.56 1586.¦ 6:12.21 1420.
            4.20 1237.
            1:01.18 1523.¦ 1:19.13 1708.¦ 1:20.53 1497.¦ 1:30.58 1676.¦ 5:12.23 1610.

 

Femmes (288 finishers)

170. Badre Marie  12:52.49 
            31.00   20.¦   35.35   26.¦ 1:06.35   25.
            2.03   25.
            2:50.33   74.¦ 3:22.58  165.¦ 6:13.32  120.
            2.37   67.
            1:09.05  248.¦ 1:19.36  247.¦ 1:26.24  234.¦ 1:32.54  250.¦ 5:28.01  241.

 

177. Trolliet Céline  12:58.08  
            43.31  262.¦   47.43  240.¦ 1:31.15  247.
            5.35  234.
            3:02.48  145.¦ 3:04.45   84.¦ 6:07.34  108.
            6.38  253.
            1:03.52  199.¦ 1:19.05  244.¦ 1:21.28  201.¦ 1:22.37  201.¦ 5:07.04  211.

 

 

 

Par orange-power
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